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  • les châtaigneraies de Belvédère 7 - Un petit tour dans Belvédère

    Un petit tour dans Belvédère

    830m alt 500 hab.

     

    En arrivant par le nord et le Gr52A :

     

    La petite chapelle du Planet est dédiée à la Madone de Fenestre. En 1818 une terrible épidémie de choléra désola la région. Les habitants de Belvédère s’engagèrent par vœu à faire chaque année, à pied, le pèlerinage à Fenestre dans la haute Vésubie. Ils empruntaient le sentier que nous avons pris mais poursuivaient plus haut par Berthemont et la baisse de Férisson et le sanctuaire de la madone de Fenestre. Cela a lieu le 11 juillet.

     

    Chapelle Saint Roch : A l’entrée du village la chapelle est celle de Saint Roch. Il avait été mordu à la cuisse par un animal sauvage, un loup peut-être. Son chien fidèle qui l’accompagnait toujours dans ses voyages lécha la plaie qui guérit tout de suite et se cicatrisa dans l’instant. Depuis le proverbe dit « langue de chien vaut médecin » Mais cela dépend quand même du chien et du médecin. Il ne faut pas généraliser et se laisser lécher par le premier médecin venu. Saint Roch est invoqué en cas d’épidémie, de peste en particulier. Au temps des grandes pestes, il fit beaucoup de tort à saint Jacques qui sur l’itinéraire de Compostelle avait beaucoup de chapelles. Souvent face à l’épidémie, dans l’urgence et faute de moyens pour construire une chapelle à saint Roch, on débaptisait une chapelle dédiée à saint jacques, déjà bien loti pour se placer sous la protection de Saint Roch. En somme déshabiller Jacques pour habiller Roch. Depuis sur les chemins de Compostelle les deux saints coopèrent sans rancune. Vous reconnaîtrez Saint Roch, dans les églises, peintures et statues à ce qu’il est toujours représenté avec une cuisse sanguinolente et avec son chien qui est toujours à ses côtés.

     

    L’église paroissiale Saint pierre et Saint Paul . Clocher du carré du 15 ème siècle Intérieur baroque du 17 ème. A voir si ouverte les fonts baptismaux en pierre noire avec croix de Savoie. Le trésor : reliquaires et objets liturgiques une chair en bois peint du 12ème siècle.

     

    Vers la rue M.Ferrier une maison noble dite « maison du chevalier ».   

     

    Maison du tribunal ?

     

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    rues médièvales, passages couverts, portes

    avec linteaux du 16ème 17 ème siècle.

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    Le dialecte gavot est l'un des 7 dialectes de la langue d'oc. Dans notre région il côtoie selon les infleuences locales le provençal et le nissart. Le gavot est le plus mal connu des dialectes occitans. Il était parlé dans les villages les plus hauts des vallées et principalement dans le val de Lantosque autour de 18 villages avec des inflexions particulières dans chacun. Belvédère dont les habitants les Baverencs portent le sobriquet de Li brut oiu Li Cougu fait partie de ces territoires gavots alors que plus bas dans la vallée à Roquebillère on parle le nissart. On voie ici que la transmission de la langue des anciens est assurée.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moulin à huile et à farine.

     

    Coopérative laitière et musée du lait.

     

    28 sept Fête des bergers

     

    Office du tourisme Rue Victor Maurel  - tel 04 63 03 51 66

     

  • les châtaigneraies de Belvédère 6 - Avant poste du Planet

    Belvédère : avant-poste du Planet

     

    L’avant-poste du Planet fait partie des fortifications de la Vésubie s’intégrant à la ligne Maginot. ( voir généralités sur les fortifications dans les Alpes-maritimes et sur la ligne Maginot par ailleurs).

     

    La ligne comprenait des avant-postes d’observation se situant  en hauteur, à environ 1km de la frontière et des gros ouvrages mieux équipés pour barrer le passage installés en vallée sur les grandes voies de pénétration.

     

    Nous sommes, à l’époque de la construction en 1932, à une date où la frontière avec l’Italie est différente d’aujourd’hui. Elle passe beaucoup plus à l’ouest, à l’intérieur du territoire français actuel  et laisse « en dehors », en partant du nord vers le sud, le site d’Isola 2000, le Boréon, Mollières, la haute vallée de la Gordolasque, la vallée des Merveilles, Tende et La Brigue ainsi que les montagnes dominant ces deux villages qui étaient alors italiens.

     En 1947 des rectifications interviendront, repoussant la frontière plus à l’est sur la ligne de crête du Mercantour et englobant les secteurs précédemment décrits.

     

    Les ouvrages défensifs de la ligne Maginot dans la Vésubie étaient donc destinés à prévenir une éventuelle invasion italienne par les vallées de la Vésubie et de la Gordolasque.

     

    Le site du Planet est placé en observation du confluent de ces deux vallées.

     

    La mission d’un avant-poste était de prévenir les plus gros ouvrages défensifs à la riposte contre une attaque ennemie. Le Planet  et Castel Vieil de l’autre côté de la Vésubie devaient alerter les gros ouvrages du Flaut et de Gordolon situés plus bas ( à situer sur la carte) qui barraient la route vers Nice. Les gros ouvrages comportaient de 3 à 7 blocs reliés entre eux par des galeries souterraines ( parfois avec des ascenseurs). Leur armement lourd était fait de canons de 75mm et de 135 mm.( tirs à longue portée jusqu’à 20 km). Un petit ouvrage d’observation comme le Planet ne comportait que 2 ou 3 blocs reliés par de courtes galeries ou même ici par de simples douves ou tranchées. L’armement léger était constitué de mitrailleuses et de petits canons de 47 mm.

     

     

    On remarque combien le fameux principe tactique « voir sans être vu » est ici respecté.

    Tout est enterré. On ne voit dépasser que les dômes des blockhaus. En dessous, il y a des salles. L’entrée se fait par une porte métallique sur un des blocs seulement. Les bâtiments étaient peints en rose pour se confondre avec la couleur des rochers de la région. En effet si l’on observe les ruines de la chapelle St jean qui cache un local qui devait servir de cantine aux soldats, on s’aperçoit que ces vieux murs qui datent du 17ème siècle sont construits avec des pierres roses.

     

     

     

    Le poste abritait environ une vingtaine d’hommes. Ne dormaient là que les hommes de garde. Les autres étaient cantonnés plus loin dans des casemates.

     

    La cloche métallique que l’on peut voir au Planet est une cloche GFM guetteur fusiller-mitrailleur, rétractable et pivotante à 360°. Ce cuirassement allié à une construction en béton armé est typique de la ligne Maginot.

     

    Les ouvrages de la ligne Maginot ont peu servi. En 1940 alors qu’Hitler s’avançait au nord-est, Mussolini tente une percée au sud-est. Durant quelques jours entre le 13 et le 24 juin 1940 les italiens tentent en vain de franchir la ligne. Elle est démilitarisée en juillet 1940 sur ordre des allemands qui après l’invasion de la zone libre en 1942 occuperont ces positions d’où ils seront délogés en avril 1945 par les alliés américains et troupes françaises libres.

     

    Le gros ouvrage du Flaut

     

    L’ouvrage comporte 5 blocs pour 296 hommes. Implanté sur les hauteurs bordant la rive gauche de la Vésubie, il était le pendant de celui du Gordolon. Sa mission était de barrer la vallée de la Vésubie. En juin 1940 il put repousser des attaques italiennes venant de la Gordolasque.

  • les châtaigneraies de Belvédère 5 - La ligne Maginot

    Histoire : Dans les années de l’entre deux-guerres, même si l’on a crée en 1919 la Société des Nations  (SDN ancêtre de l’ONU), pour « plus jamais ça » (la guerre), on a en mémoire la grande guerre de 14-18, la der des der  et  les discours annexionnistes de Mussolini sur la Savoie et Nice inquiètent ainsi que la montée du fascisme en Allemagne.

    En 1929 André Maginot, ministre de la guerre fait voter l’édification d’un système de défense discontinu de fortifications sur toute la frontière est, de la mer du Nord à la Méditerranée, soit 700 km.

    Cette ligne de défense sera construite en 5 ans et portera le nom de son initiateur.

    Elle ne sera pas achevée. Des lacunes en particulier à la frontière du nord vont permettre aux troupes allemandes d’envahir la France le 10 mai 1940. En outre son armement était inadapté à la lutte contre l’aviation  et les chars  ( ce que De Gaulle avait bien vu).

     250 000 hommes qui y étaient affectés vont se retrouver piégés dans leurs blockhaus, derrière les lignes allemandes. Sur ordre du grand Quartier général français, ils prendront le chemin des camps de prisonniers à partir du 25 juin 1940. Les mêmes fortifications seront ensuite occupées épisodiquement et selon les régions par les allemands ou les Italiens.

    Dans sa partie Sud, dans les Alpes, la ligne a parfaitement rempli sa fonction et contenu les attaques italiennes de Juin 1940.

     

                              

     

    Conception : Cette nouvelle génération de forts est tout à fait différente des fortifications de la fin du 19ème siècle (Système Séré de Rivières) et bien avant des fortifications de Vauban. Avec les progrès de l’artillerie et surtout l’arrivée des chars et de l’aviation, on se préoccupe de fortifier nos frontières du Nord de la France jusqu’à la Côte d’azur. Un ligne de blockhaus de toutes tailles couvrira tous les points supposés d’invasion : La ligne Maginot. Le principe était d’enterrer les hommes et les armes et de camoufler les ouvrages. L’utilisation du béton armé  et de tourelles d’acier permettent d’édifier des chapes protectrices.

    -          La ligne d’ouvrages fortifiés se situait en retrait de la frontière à environ 4 à 5 km à l’arrière. Pour bien comprendre le rôle de ces ouvrages, dans notre région, il faut se remettre en mémoire la configuration de la frontière à l’époque. (voir fiche à ce sujet).

    -          Les ouvrages de la ligne sont de trois types :

    - Gros ouvrages d’artillerie équipés de canons de 135, 81, et 75 ( longue portée de 10 à 20 km) comme celui de L’Agaisen. Ils comprennent de 3 à 7 blocs. Tous les blocs n’ont pas la même fonction. Certains sont voués au tir , d’autres à l’observation. Il y a des blocs mixtes.

    - Ouvrages moyens plus légèrement armés. De 2 à 3 blocs. Fusil-mitrailleur, canon de 47 .

    - Casemates 1 seul bloc tenues par l’infanterie.

    -  A l’avant, La ligne d’ouvrages fortifiés est soutenue  par des avant-postes qui se trouvaient à environ 1 km de la frontière. Leur mission est de défendre les forts contre des attaques ennemies.

    -          Sur la ligne frontière proprement dite opèrent les chasseurs alpins éclaireurs skieurs.

     

    Techniquement et au seul niveau de l’architecture et des équipements, sans parler de l’armement, cette ligne de fortifications réunissait tout ce que la technologie de guerre connaissait de mieux à l’époque.