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CHEMINS DE TRAVERSE

  • Valabres

    Dans tous les villages, autrefois il y avait beaucoup de solidarité entre les gens. Il faut dire que la vie et le travail des champs étaient durs alors on s'entraidait entre voisins. L'un prêtait sa mule à celui qui n'en avait pas, l'autre donnait la main pour les moissons ou au printemps pour remonter les murettes des restanques emportées par les pluies et la neige.

     

    Mais il y avait aussi parfois des embrouilles et même des fâcheries entre familles rivales qui se transmettaient de génération en génération. Les jeunes prenaient ça en même temps que l'héritage. Ils ne savaient même plus pourquoi ils étaient fâchés. Ça ne se discutait pas.

     

    Vous savez comme l'eau est rare en Provence. Ici à Valabres on se disputait souvent à propos des sources. Certains étés la grande sécheresse durait des mois et bêtes, plantes et hommes tiraient la langue. Les anciens avaient prévu. Un réseau de petits canaux descendait l'eau de la montagne jusqu'ici. Les béals desservaient les jardins  tout autour des maisons. Et comme l'eau était comptée, à heures précises, chacun à son tour, ouvrait et fermait une vanne faite d'une planche en bois pour barrer le chemin à l'eau ou l'ouvrir. Elle courait d'un jardin à l'autre. C'était magnifique. Sauf que vous vous en doutez il y avait parfois de la triche et certains venaient lever la planche au clair de lune pour resquiller un tour.

    Ici on racontait encore il n'y a pas si longtemps, l'histoire des deux frères, le Pancrace et le Panturle qui s'étaient brouillés à mort pour une histoire d'arrosage et de tour de l'eau. Ils sont restés fâchés toute leur vie. Mais leurs enfants étaient innocents de ça et jouaient quand même ensemble sur le chemin de l'école, les garçons taquinant les filles.

    Le temps passa. Les enfants devinrent des hommes et des femmes. Ils se voyaient de temps à autre en cachette des pères ennemis mais il n'y eut bien sûr aucun mariage entre eux à cause de la mésentente. Sauf que Noémie la fille du Pancrace retrouvait souvent Martin le fils du Panturle dans une grange un peu loin du village.

     

    Le temps passa. Pancrace et Panturle moururent chacun leur tour, comme pour l'eau !

     

    A quelque temps de là arriva le temps de Noël. A cette occasion, les enfants décidèrent d'un commun accord de faire la paix et de rompre la vieille querelle. Et pour enterrer la rancune on fit une fête et ils se rendirent tous aux jardins. Martin scia une grosse planche de chêne que Noémie jeta solennellement sur le ruisseau qui séparait les deux propriétés pour pouvoir passer facilement les uns chez les autres. Maintenant la dispute était oubliée,

     

    Ce qui se passa les jours suivants est assez incroyable. Au soir du 31 décembre alors que Noémie et Martin rentraient d'aller faire la veillée du jour de l'an chez la mère de Martin ils furent saisis de peur en voyant danser une étrange lueur verte et phosphorescente, au ras du sol et qui les suivait sur le chemin. Ils coururent en grande hâte vers leur bastide. Et là ils trouvèrent la maison grande ouverte. Portes et fenêtres claquaient dans un grand fracas bien qu'il n'y eut ce soir là pas le moindre vent et que le temps fut on ne peut plus calme. Plus effrayant encore une traînée de la même lumière verte et phosphorescente que celle du chemin courait de toute part, entrant par un fenêtre et ressortant en furie par la suivante.

    Cela dura toute la nuit.

    Au petit matin les deux familles tinrent conseil.

     

    Il fut décidé qu'on enleverait la planche jetée en travers du ruisseau.

    Ainsi fut fait et tout rentra dans l'ordre.

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  • Vers N.D. d'Afrique dans l'Estérel

    Cette fois nous vous invitons à découvrir le site de N.D. d'Afrique dans l'Estérel. Cela peut se faire lors d'une petite balade de la 1/2 journée en partant de la villa Saint Camille par exemple ou du parking supérieur de l'Esquillon. Mais on peut combiner un itinéraire plus long en venant de Théoule par le Rocher des Monges ce qui permettra de traverser le parc naturel de la pointe de l'Aiguille au retour et d'arriver par la plage.

    cf.circuit de l'Aiguille n°57 et 58 dans rand-oxygène pays côtier. ou circuits Estérel pour tous O.T Théoule.

    N.D.d'Afrique c'est une immense statue de la vierge de 12 m de haut tournée vers le large. Le lieu,les vues mer, et les senteurs végétales des essences méditerranéennes, tout invite au calme et à la méditation. On trouvera ici quelques notes sur ce qu'il y a à voir en chemin.

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  • SEILLANS : Histoire de Jeanne la Reine des Fleurs Chapitre III

     

    Chapitre III : Une nouvelle rencontre... Et de tristes évènements...

    1884-1885

     

     

     

    Jeanne voyage pour ses affaires entre Seillans et Paris pendant que son mari est à la chasse. Elle active ses réseaux pour faire connaître ses produits dans les milieux snobs des salons où ses anciennes relations, les élégantes du Tout Paris, se font son ambassadrice.

    C'est dans une de ces réceptions qu'elle va retrouver un ami de longue date, le sémillant colonel et Vicomte René Savigny de Moncorps.

     

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    Page 148 : La rencontre.

    Jeanne rentre à Seillans et oublie. Ils échangent pourtant quelques lettres. Savigny se déclare mais il sait qu'elle est mariée...il attendra !

    En attendant, que fait-il ? il achète à tout hasard, des terres à Seillans, un domaine sauvage et giboyeux pour y chasser. Car lui aussi est passionné de chasse. Sa nouvelle propriété est, comme par hasard, juste voisine des terres du couple au Neïsson.

    Et Henri Charles de Rostaing dès qu'il apprend cela, s'empresse avec naturel et simplicité d'inviter son nouveau voisin à diner.

    Et là il se passe quelque chose...

     

    Page 190: Premier contact

    Mais Savigny est discret et Jeanne très occupée avec la parfumerie. Il faudra attendre....

     

    Attendre quoi ? Un mauvais coup de vent en rade, au large de Saint Raphaël. ce pauvre marquis de Rostaing, l'époux légitime, est sorti en mer sur son yacht. Le vent a forci, la température a baissé brutalement et Henri Charles a pris froid. Il ne s'en remettra pas.

     

    Page 201 : Veuve pour la 2nde fois !