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CHEMINS DE TRAVERSE

  • L’oppidum de la Malle

    Le camp de la Malle, une enceinte celto-ligure, trace  spectaculaire d'un des premiers établissements humains dans notre région.

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  • Saint Cézaire, l'eau et les puits.

     

    Saint Cézaire

    La question de l'eau au village de Saint Cézaire : Les puits – Les canaux

     

    Nous sommes sur un plateau calcaire où l'eau s'infiltre très profondément en creusant d'ailleurs parfois des grottes. Ce qui est bon pour le tourisme mais pas pour l'agriculture. ( grotte de Saint Cézaire) et les sources sont rares. Les habitants ici ont de tous temps été à la recherche de l'eau. Longtemps ils la remontaient de la rivière, la Siagne qui se trouve en contrebas de la falaise ( 300m plus bas). Des mulets chargés d'outres faisaient la navette par le chemin du pont des Tuves. Les saint cézariens ont aussi très tôt creusé des puits là où c'était possible.

    Les puits de la Vierge : C'est en fait un ensemble de neuf puits. Certains sont couverts d'une curieuse coupole en maçonnerie, d'autres non. Ils se présentent alors comme des bassins circulaires, parfois remplis d'eau à ras bord. Tous sont alimentés par une nappe phréatique très stable même en été. Cet ensemble a fourni le village en eau potable jusque vers 1870. Il faut imaginer l'activité, et les rencontres des gens du village autour des puits et les grands troupeaux de moutons qui s'y abreuvent matin et soir.

    On appelle ces puits des puits romains parce que Saint Cézaire a été une place forte romaine mais ils sont sûrement plus récents et datent du 15 ème siècle.

    Sur l'itinéraire nous découvrirons un autre puits du même type, avec un très beau dôme au milieu d'une prairie le puits d'Amon.

    Pour en finir avec l'histoire de l'eau et des saint cézariens ( et saint cézariennes !), en 1868 est ouvert le canal de la Siagne. Mais l'eau leur passe sous le nez (le canal passe très en dessous du village et on le croise à mi-étage quand on descend à la rivière). Cette eau là file vers Cannes et les salles de bain des grands palaces. C'est alors qu'intervient le docteur Maure, médecin du village et homme influent. Il est député. Il connait Lord Brougham le fondateur de Cannes. Il parvient à réunir des fonds et à signer une convention avec la compagnie anglaise qui exploite le canal. On installe une machine élévatrice qui par un système de bélier hisse l'eau jusqu'au village. En souvenir sans doute des services rendus on inaugure la très élégante Fontaine des mulets.

    Sur notre chemin nous suivrons un moment le tracé du canal Belletrud.

    Il date de l'entre deux guerres. Dans tous les villages voisins de Cabris, Peymeinade, le Tignet, l'eau était rare et en quantité insuffisante aussi. Un projet de captage de l'eau de la Siagne plus en amont aux sources de la Pare sera interrompu par la guerre de 14-18. C'est Michel Belletrud qui fédère les initiatives autour d'un syndicat de communes et en 1929 les travaux débutent. Ce sont 14 kms de canalisations en fonte, souvent enterrées, avec des tunnels qui amènent l'eau à Cabris depuis les gorges de la Siagnole en enjambant la Siagne.

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    puits d'Amon

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    puits de la vierge

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  • Viviers (07)

    2015-04-20 viviers 065.jpgViviers .... D'habitude on ne s'arrête pas à Viviers. C’est une belle endormie. La nationale éventre deux hautes murailles de maisons grises et poussiéreuses. Et voilà, on a traversé Viviers.

    Pourquoi ce jour là s'arrêter ? Pour déjeuner. Seulement pour déjeuner

    Je gare la voiture au parking de l'hôtel de ville et là, surprise : Un ancien palais épiscopal, une belle façade classique, un rayon de soleil . La belle endormie m’intrigue. Elle me prend par la main et m’invite. Elle porte un masque de dentelle noire et soulevant d’un geste vif  sa longue robe de taffetas camaïeu elle m’entraîne  vivement vers un escalier secret qui monte à la ville haute. Comment résister ?

     

    De la-haut tout est différent. Le regard plonge sur la mer des toits de tuiles entaillée de  calades pavées avec les galets du Rhône, autant de failles obscures. Sur une  placette tout en bas, j’aperçois les parasols verts d’un minuscule restaurant. J’ai faim !  

     

    En chemin la belle est bavarde et raconte : A la Maison des Chevaliers, nous sommes à la Renaissance et le pouvoir est aux riches marchands. Plus tard de nobles familles ont construit ici leurs palais et leurs hôtels particuliers, les De Villeneuve, De Roqueplane, De Tourville, de Beaulieu….Et puis ce fut un évêché. Les belles façades se succèdent laissant deviner des intérieurs un peu dégradés mais pleins de mystères. Des chats dorment dans les bacs à fleurs. L’odeur de la glycine me monte à la tête. Et si je veux, une prochaine fois nous irons voir les anciennes maisons closes …Mon dieu !

     

    Le temps s’est arrêté.

    Après ce voyage il faut revenir au monde des vivants, à l’autoroute, à l’horaire et retrouver le rythme vibrant de nos activités.

     

    Mais quand même, pour une terre d’oublis, Viviers est bien vivante !

     

     Viviers, Ardèche2015-04-20 viviers 061.jpg2015-04-20 viviers 044.jpg
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