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CHEMINS DE TRAVERSE - Page 2

  • Greolières Hautes et Gréolières Basses

    Histoire de deux villages rivaux

     

    La vallée du Loup est chargée d'histoire car elle était traversée par la principale voie romaine reliant VENCE à CASTELLANE en passant par Gréolières.

    Au sud des barres du Cheiron, près de Grasse, la commune est riche des ruines de deux châteaux médiévaux, le château de Hautes Gréolières, à l'écart et au-dessus du village actuel, et le château de Basses Gréolières intégré dans le village.

    Il peut paraître étonnant de voir pratiquement deux châteaux forts si proches l'un de l'autre et pour un même village. Il faut se reporter à l'histoire des lieux.

    Le site de Gréolières-Basses (village actuel) appartenait aux vicomtes de Nice et se dressait sur le Bau de Saint Jean, face au hameau de Saint-Pons. Les vicomtes de Nice avaient construit là, une église et un château.

    A la fin du XIIe siècle, les comtes de Provence décidèrent de prendre le contrôle de la partie orientale de leur territoire en luttant contre l'influence de la république de Gênes et contre l'indépendance de la noblesse locale, donc des vicomtes de Nice.

    Vers 1220, pour contrôler le château de Gréolières-Basses, le comte de Provence fait construire le château de Hautes Gréolières,  (image ci-dessus) et une église ici aussi.

    En 1230, le comte de Provence assiége le château de Basses Gréolières et s’en empare.

    En 1235, le Comte de Provence a donné le château de Basses Gréolières à Romée de Villeneuve. Le château est resté dans le patrimoine de ses descendants, les seigneurs de Villeneuve-Vence, jusqu'à la Révolution.

    Plusieurs fois détruit et restauré le château de Basses Gréolières a été cédé en 1838 par la famille de Vence à un habitant du village, Jacques Flory pour la somme de 17 000 francs en pièces d'or.

    Aujourd'hui, une villa toute blanche et neuve s'inscrit entre les pans de murs en ruines du château des Villeneuve. Qui a osé ? On dit que c'est la maison de l'ancien maire !

    De son côté, Hautes Gréolières est devenu un village fantôme abandonné depuis la fin du 19ème siècle.

     

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    Le château de Hautes Gréolières. Sa rampe qui permettait l'accès des cavaliers peut indiquer qu'il fut une place forte des Templiers.

     

     

     

  • L’oppidum de la Malle

    Le camp de la Malle, une enceinte celto-ligure, trace  spectaculaire d'un des premiers établissements humains dans notre région.

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  • Saint Cézaire, l'eau et les puits.

     

    Saint Cézaire

    La question de l'eau au village de Saint Cézaire : Les puits – Les canaux

     

    Nous sommes sur un plateau calcaire où l'eau s'infiltre très profondément en creusant d'ailleurs parfois des grottes. Ce qui est bon pour le tourisme mais pas pour l'agriculture. ( grotte de Saint Cézaire) et les sources sont rares. Les habitants ici ont de tous temps été à la recherche de l'eau. Longtemps ils la remontaient de la rivière, la Siagne qui se trouve en contrebas de la falaise ( 300m plus bas). Des mulets chargés d'outres faisaient la navette par le chemin du pont des Tuves. Les saint cézariens ont aussi très tôt creusé des puits là où c'était possible.

    Les puits de la Vierge : C'est en fait un ensemble de neuf puits. Certains sont couverts d'une curieuse coupole en maçonnerie, d'autres non. Ils se présentent alors comme des bassins circulaires, parfois remplis d'eau à ras bord. Tous sont alimentés par une nappe phréatique très stable même en été. Cet ensemble a fourni le village en eau potable jusque vers 1870. Il faut imaginer l'activité, et les rencontres des gens du village autour des puits et les grands troupeaux de moutons qui s'y abreuvent matin et soir.

    On appelle ces puits des puits romains parce que Saint Cézaire a été une place forte romaine mais ils sont sûrement plus récents et datent du 15 ème siècle.

    Sur l'itinéraire nous découvrirons un autre puits du même type, avec un très beau dôme au milieu d'une prairie le puits d'Amon.

    Pour en finir avec l'histoire de l'eau et des saint cézariens ( et saint cézariennes !), en 1868 est ouvert le canal de la Siagne. Mais l'eau leur passe sous le nez (le canal passe très en dessous du village et on le croise à mi-étage quand on descend à la rivière). Cette eau là file vers Cannes et les salles de bain des grands palaces. C'est alors qu'intervient le docteur Maure, médecin du village et homme influent. Il est député. Il connait Lord Brougham le fondateur de Cannes. Il parvient à réunir des fonds et à signer une convention avec la compagnie anglaise qui exploite le canal. On installe une machine élévatrice qui par un système de bélier hisse l'eau jusqu'au village. En souvenir sans doute des services rendus on inaugure la très élégante Fontaine des mulets.

    Sur notre chemin nous suivrons un moment le tracé du canal Belletrud.

    Il date de l'entre deux guerres. Dans tous les villages voisins de Cabris, Peymeinade, le Tignet, l'eau était rare et en quantité insuffisante aussi. Un projet de captage de l'eau de la Siagne plus en amont aux sources de la Pare sera interrompu par la guerre de 14-18. C'est Michel Belletrud qui fédère les initiatives autour d'un syndicat de communes et en 1929 les travaux débutent. Ce sont 14 kms de canalisations en fonte, souvent enterrées, avec des tunnels qui amènent l'eau à Cabris depuis les gorges de la Siagnole en enjambant la Siagne.

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    puits d'Amon

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    puits de la vierge

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