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Histoire des Alpes-maritimes

  • Greolières Hautes et Gréolières Basses

    Histoire de deux villages rivaux

     

    La vallée du Loup est chargée d'histoire car elle était traversée par la principale voie romaine reliant VENCE à CASTELLANE en passant par Gréolières.

    Au sud des barres du Cheiron, près de Grasse, la commune est riche des ruines de deux châteaux médiévaux, le château de Hautes Gréolières, à l'écart et au-dessus du village actuel, et le château de Basses Gréolières intégré dans le village.

    Il peut paraître étonnant de voir pratiquement deux châteaux forts si proches l'un de l'autre et pour un même village. Il faut se reporter à l'histoire des lieux.

    Le site de Gréolières-Basses (village actuel) appartenait aux vicomtes de Nice et se dressait sur le Bau de Saint Jean, face au hameau de Saint-Pons. Les vicomtes de Nice avaient construit là, une église et un château.

    A la fin du XIIe siècle, les comtes de Provence décidèrent de prendre le contrôle de la partie orientale de leur territoire en luttant contre l'influence de la république de Gênes et contre l'indépendance de la noblesse locale, donc des vicomtes de Nice.

    Vers 1220, pour contrôler le château de Gréolières-Basses, le comte de Provence fait construire le château de Hautes Gréolières,  (image ci-dessus) et une église ici aussi.

    En 1230, le comte de Provence assiége le château de Basses Gréolières et s’en empare.

    En 1235, le Comte de Provence a donné le château de Basses Gréolières à Romée de Villeneuve. Le château est resté dans le patrimoine de ses descendants, les seigneurs de Villeneuve-Vence, jusqu'à la Révolution.

    Plusieurs fois détruit et restauré le château de Basses Gréolières a été cédé en 1838 par la famille de Vence à un habitant du village, Jacques Flory pour la somme de 17 000 francs en pièces d'or.

    Aujourd'hui, une villa toute blanche et neuve s'inscrit entre les pans de murs en ruines du château des Villeneuve. Qui a osé ? On dit que c'est la maison de l'ancien maire !

    De son côté, Hautes Gréolières est devenu un village fantôme abandonné depuis la fin du 19ème siècle.

     

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    Le château de Hautes Gréolières. Sa rampe qui permettait l'accès des cavaliers peut indiquer qu'il fut une place forte des Templiers.

     

     

     

  • Ligne Maginot

    La ligne Maginot

     

     

    Histoire :Dans les années de l’entre deux-guerres, même si l’on a crée en 1919 la Société des Nations  (SDN ancêtre de l’ONU), pour « plus jamais ça » (la guerre), on a en mémoire la grande guerre de 14-18, la der des der  et  les discours annexionnistes de Mussolini sur la Savoie et Nice inquiètent ainsi que la montée du fascisme en Allemagne.medium_ligne_maginot.jpg

    En 1929 André Maginot, ministre de la guerre fait voter l’édification d’un système de défense discontinu de fortifications sur toute la frontière est, de la mer du Nord à la Méditerranée, soit 700 km.

    Cette ligne de défense sera construite en 5 ans et portera le nom de son initiateur.

    Elle ne sera pas achevée. Des lacunes en particulier à la frontière du nord vont permettre aux troupes allemandes d’envahir la France le 10 mai 1940. En outre son armement était inadapté à la lutte contre l’aviation  et les chars  ( ce que De Gaulle avait bien vu).

     25 0000 hommes qui y étaient affectés vont se retrouver piégés dans leurs blockhaus, derrière les lignes allemandes. Sur ordre du grand Quartier général français, ils prendront le chemin des camps de prisonniers à partir du 25 juin 1940. les m^mes fortications seront ensuite occupées épisodiquement et selon les régions par les allemands ou les Italiens.

    Dans sa partie Sud, dans les Alpes, la ligne a parfaitement rempli sa fonction et contenu les attaques italiennes de Juin 1940.

     

     

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    Conception : Cette nouvelle génération de forts est tout à fait différente des fortifications de la fin du 19ème siècle (Système Séré de Rivières) et bien avant des fortifications de Vauban. Avec les progrès de l’artillerie et surtout l’arrivée des chars et de l’aviation, on se préoccupe de fortifier nos frontières du Nord de la France jusqu’à la Côte d’azur. Un ligne de blockhaus de toutes tailles couvrira tous les points supposés d’invasion : La ligne Maginot. Le principe était d’enterrer les hommes et les armes et de camoufler les ouvrages. L’utilisation du béton armé  et de tourelles d’acier permettent d’édifier des chapes protectrices.

    -          La ligne d’ouvrages fortifiés se situait en retrait de la frontière à environ 4 à 5 km à l’arrière. Pour bien comprendre le rôle de ces ouvrages, dans notre région, il faut se remettre en mémoire la configuration de la frontière à l’époque. (voir fiche à ce sujet).

    -          Les ouvrages de la ligne sont de trois types :

    - Gros ouvrages d’artillerie équipés de canons de 135, 81, et 75 ( longue portée de 10 à 20 km) comme celui de L’Agaisen. Ils comprennent de 3 à 7 blocs. Tous les blocs n’ont pas la même fonction. Certains sont voués au tir , d’autres à l’observation. Il y a des blocs mixtes.

    - Ouvrages moyens plus légèrement armés. De 2 à 3 blocs. Fusil-mitrailleur, canon de 47 .

    - Casemates 1 seul bloc tenues par l’infanterie.

    -  A l’avant, La ligne d’ouvrages fortifiés est soutenue  par des avant-postes qui se trouvaient à environ 1 km de la frontière. Leur mission est de défendre les forts contre des attaques ennemies.

    -          Sur la ligne frontière proprement dite opèrent les chasseurs alpins éclaireurs skieurs.

     

     

    Techniquement et au seul niveau de l’architecture et des équipements, sans parler de l’armement, cette ligne de fortifications réunissait tout ce que la technologie de guerre connaissait de mieux à l’époque.