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Légendes d'ici - Page 5

  • ROUTE NAPOLEON VIII - chapelle Saint Martin

    La chapelle Saint Martin
     
     
     
    La chapelle Saint Martin La chapelle St Martin est le seul site historique témoin de l’origine de la commune d’Escragnolles. Les traces d’un château féodal près de la chapelle donnent à penser que le premier emplacement du village était là.

    La construction de cette chapelle daterait de la fin du XIème siècle. C’est du roman primitif.

    Elle aurait été rénovée au XVIIème siècle. En 1904, elle est définitivement abandonnée comme lieu de culte.

    Depuis, elle était restée sans toiture, avec des murs lézardés, et exposée aux intempéries.

    Depuis l’an dernier elle a été une nouvelle fois restaurée. Cette restauration est due à une belle initiative des habitants qui se sont mobilisés pour réaliser une mise hors d’eau en attendant les crédits pour une véritable réhabilitation. Une association de sauvegarde a lancé une souscription qui a permis de mobiliser 3000 euros pour l’achat des matériaux. La main d’œuvre a été fournie gratuitement par des bénévoles et des professionnels du bâtiment résidant sur la commune.  
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  • ROUTE NAPOLEON VII La mule chargée d'or

    VII - La mule chargée d’or

     
    Une telle expédition ne pouvait s’envisager sans argent. Depuis le départ d’Elbe c’est Peyrusse le grand argentier de l’affaire qui veille sur le trésor. C’est deux cent millions d’or en pièces jaunes qu’il faut transporter à dos de mulets. On dit que cet argent avait été économisé sur la liste civile de Napoléon tant qu’il était en exil. 

    A deux reprises ce précieux chargement va connaître des avatars. A peu près là où nous sommes ( après la borne 91), le chemin présente des a-pics. Là, un mulet glissa et tomba dans le ravin avec un coffre chargé de pièces d’or. Toujours harcelé par la nécessité de ne pas traîner en route, les hommes ne prennent pas le temps de récupérer le chargement tombé dans un endroit difficile d’accès. Un paysan nommé Réal récupérera le contenu.


    Plus haut et plus tard, du côté de Valferrière, alors qu’il fera bien nuit Peyrusse note dans ses mémoires «  La nuit rendit notre marche dangereuse. Epuisé de fatigue, je m’endormis au bord du chemin, et ayant rejoint le convoi, j’aperçus sur le côté du sentier, une caisse d’or qu’un mulet avait laissé choir. Je récupérais cette caisse après avoir été chercher de l’aide à Escragnolles ».

    Les sources de la Siagne


    D’ici l’on aperçoit en face la muraille calcaire de l’Audibergue qui barre le fond de la vallée de la Siagne. En haut, on est à 1600m, en bas l’altitude est de 600m. il y a donc un a-pic de 1000m. Les sources de la  Siagne sortent au pied de cette falaise. C’est donc une résurgence vauclusienne( comme à Fontaines du Vaucluse) qui assure à la rivière un volume d’eau assez constant. Des captages alimentent Cannes en eau potable.

     
     

    Les grottes

     

    Des grottes, au nombre de 8, appelées grottes de St Martin ou grottes du Baïl apparaissent dans la falaise qui cerne le site des sources de la Siagne. Elles ont été fouillées et on y a retrouvé des squelettes et des objets datant de l’âge de bronze( 2000 à 1000 av. J.C.)

     
     
                                 
     
     
  • ROUTE NAPOLEON VI-La Moute - Une progression difficile

    Nous sommes à la borne 84. En contrebas La Moute. Sur le chemin, premières bornes chasse-roues, dallage ancien, lacets.

                        La Moute


    Au plus profond des gorges, à hauteur des sources de la Siagne, le hameau de la Moute. Comme son nom le laisse présager ce lieu est occupé dès le 14ème siècle, par un moulin à eau. A l’époque existaient aussi les moulins à sang mus par des animaux. Mais ici, la situation sur la rivière permet de moudre le blé. Les cultures en terrasse et sur les plans, à cette altitude, ne permettent pas l’olivier mais seulement des céréales, froment et seigle. De semblables moulins, dont il reste des ruines, se retrouvent sur la Siagne, sous la chapelle St Jean et plus bas, dans la vallée sous st Cézaire et Mons.
     
    Les habitants de Saint-Vallier et d’Escragnolles aimaient à raconter qu’il y aurait eu à La Moute, aux sources de la Siagne,  un couvent de nonnes au moyen âge. Il n’en reste rien. Sauf peut-être une tour en ruines située sur la rive droite au lieu-dit Marinon qui pourrait correspondre à cela.
     

                                

                         Une progression difficile


     

    Il faut imaginer ce qu’a du être cette marche sur le chemin même là où nous sommes. La colonne s’allonge. Il y a de la boue, de la neige fondue cet après-midi  du 2 mars 1815. Les cavaliers ont mis pied à terre. Ils sont  embarrassés dans leurs bottes et avec leurs sabres. L’Empereur marche à pied  parmi ses hommes, parfois en tête, pas toujours. Il porte sa légendaire tenue de campagne : Habit vert des chasseurs de la garde, col à parements rouges, épaulettes d’or, gilet barré du grand cordon de la légion d’honneur, culotte de casimir blanc, beau bicorne à cocarde. Il a retroussé les pans de sa redingote et s’est muni d’un bâton. Tous trébuchent sur le mauvais dallage. Les fantassins ont des chaussures qui ne comportent pas de pied droit, pied gauche et qui ne se font qu’en trois tailles, petites, grandes, moyennes. La paille permet de combler les écarts. On entend les grognards souffler dans la rude montée. Ils sont chargés de leur « barda » et les couvertures roulées sur le havresac se mouillent et s’alourdissent. Le « petit tondu » est là-bas devant avec son chapeau. Où les emmène-t-il une fois de plus ?


    Et surtout, on marche avec la nécessité d’avancer vite, très vite.
    Napoléon mise sur l’effet de surprise de son entrée dans Paris. Il doit donc y arriver très vite. De plus il y a quand même la crainte de rencontrer les troupes du Roi. Enfin, lors de ces premières étapes rien n’indique que les populations et les garnisons rencontrées vont se rallier. Bien au contraire Antibes, Cannes et dans une moindre mesure Grasse le prouvent. C’est pourquoi, on progresse à marche forcée, souvent de nuit, en  ne laissant la troupe se reposer que 4 à 5 heures par étape.
    La colonne s’étire. Tous ne progressent pas à la même allure. Il faut sans cesse se regrouper. Entre l’avant garde de Cambronne, le gros des effectifs et l’arrière garde il y a plusieurs heures d’écart.
    Manque de sommeil. Les hommes dorment dehors à même le sol. Fatigue, froid, ravitaillement incertain  et doute  sur l’issue de l’opération, telles sont les conditions qu’eurent à affronter les grognards. Mais ils en avaient vu d’autres ! Dans les sierras espagnoles ou les plaines de Sibérie.