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Villages du haut pays - Page 5

  • Saint-Martin-Vésubie

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    L'été est revenu. Le temps des balades au Haut pays aussi. Il faut se lever très tôt le matin et prendre  la route des vallées . C'est ainsi que nous faisons nous autres, gens du littoral, pour être à pied d'oeuvre avant les heures chaudes et entamer la montée à la fraîche. Un des plaisirs de ces grandes journées de randonnée dans le Boréon ou vers Fenestre c'est de faire halte à Saint-Martin-Vésubie le matin. Le village est encore tout frais de la nuit et il y a peu de monde dans les rues, sauf des "sacs à dos" comme nous. Classiquement nous consultons le bulletin météo montagne affiché au poste de secours des CRS et surtout nous achetons "le pain de Larra" à la boulangerie de la place ou un "couple" soit deux boules accolées de pain de montagne. Un vrai régal ! Il faut pour les plus gourmands y ajouter une part de pissaladière ou de tourte aux herbes. On résiste, si on peut, à la tentation du petit café pris à la sauvette au comptoir car il ya du dénivelé à faire.

    En fin de journée, sur le retour, fatigués, heureux, les yeux  plein de tout ce que nous avons vu et vécu là-haut ,nous ferons encore une halte à Saint-Martin, bataillant pour garer la voiture à l'ombre sous les platanes. La tradition veut qu'on s'attarde un peu à la terrasse du bar des Alpes pour déguster un demi de bière bien mérité. La vision d'un  verre embué de fraîcheur ne nous a pas quittés dans les derniers kilomètres.

    Mais lorsque des amis de passage nous accompagnent nous complétons la journée par une visite du village.

    Cette flânerie historique peut prendre une petite heure. Joseph sera notre guide. Qui est Joseph ? Joseph Mottet ? c'était un habitant d'ici, ferblantier de son état. Passionné pour les nouvelles inventions et bricoleur de génie il installa à Saint-Martin, une petite centrale électrique sur la rivière. Grâce à lui le village fut la premiere commune rurale du département à bénéficier de l'éclairage électrique. Et cela fit en partie le succés de ce qui devint vite un lieu de villégiature à la mode pour les niçois et les estivants fortunés de la côte. Les hôtels ici avaient l'électricité et l'eau chaude. Et cela fit , en cette fin de XIXème siècle le succés de la "Petite Suisse niçoise".

    C'est ce personnage que l'office de tourisme a choisi pour guider nos pas dans la petite cité.  Il faut se procurer  un livret vendu à  l'office de tourisme intitulé "La strada ducale" ( c'est la rue principale rue Cagnoli où coule le béal un petit canal à ciel ouvert au milieu de la chaussée comme à Briançon) visite du centre médièval de Saint-Martin. Joseph nous accompagne tout au long de 12 stations et raconte.

    L'itinéraire part de l'office de tourisme puis descend par la rue Kellerman-Serrurier, passe devant la Maison du Parc National du Mercantour, la porte sainte Anne, à gauche en bas de la rue, pour atteindre le palais Guibernatis, l'église paroissiale, la célèbre "maison du Coiffeur", la chapelle des pénitents Noirs, celle des pénitents Blancs en passant par la rue du béal pour rejoindre la place de la mairie, là où précisément nous avons nos habitudes pour nous rafraîchir face au charmant hôtel de ville pimpant comme un décor d'opéra. Une extension hors les murs nous conduirait au quartier des moulins et au musée des traditions vésubiennes. Ce qui qui mérite un peu plus de temps.

     

  • La grotte des hérétiques à Tende

    Ce dimanche de mai, avec quelques amis, nous montons, au rocher de Maïma et à la chapelle Saint-Sauveur au-dessus de Tende.

    Itinéraire : La balade part du centre de Tende, (balisage PR jaune) puis on s’élève par les balises 70, 71, 361, 349, pour redescendre par la 68 et après un crochet à la chapelle St Sauveur revenir sur la ville que l’on domine à la 67. Il faut compter 4 à 5 heures de marche et il y a 750 m de dénivelé. La montée est sans pitié et la descente très raide. Le descriptif complet est dans le guide « Alpes maritimes Mercantour de Reinhard Scholl aux éditions Rother au numéro 46. On ne trouve pas ce circuit dans le topo rando « haut pays » du conseil général. Le raccord pour atteindre la chapelle est impressionnant mais bien sécurisé avec des mains courantes en câble d’acier. On coupe d’ailleurs la via ferrata de Tende et l’on a le plaisir de voir évoluer les courageux, à hauteur d’une passerelle qui relie deux rochers et sur une tyrolienne spectaculaire.

    Une énigme nous a tracassés ce jour là : Le topo et la carte signalaient une « grotte des hérétiques » que nous avons aperçue de loin, sans l’atteindre ni en savoir plus. Quelle est l’histoire qui s’y rattache ? Peut-on y accéder ? Et comment ?

    Internet n’avait rien révélé. De retour je vais à un trésor d’archives confié par une amie de longue date qui a patiemment découpé tous les articles publiés depuis des années, dans Nice-matin, sur le patrimoine et l’arrière pays. Là nos questions trouvent enfin une réponse. Merci Jeannine !

    Légende : On la raconte encore, à Tende, à l’heure de l’apéritif ou les soirs d’hiver, autour d’un feu de cheminée. Il y a là-haut, sous le rocher de Maïma qui surplombe la ville, un trésor caché dans une grotte. Cette caverne, les anciens l’appelaient «la grotte des Cauettes ». Elle servait de refuge aux protestants, alors nombreux à Tende et persécutés. Ils y tenaient secrètement leur culte et ils auraient caché là, un formidable trésor accumulé durant des années pour faciliter leur exode, le jour où il faudrait définitivement quitter la ville. Depuis, malgré de nombreuses recherches, jamais personne n’a pu localiser le trésor ni s’en emparer. Mais il est toujours quelque part là-haut dans une des nombreuses cavités inaccessibles qui trouent la paroi.

    Histoire : Dans la région, au XVIème siècle, les protestants vivaient en paix, sous la protection du comte Claude de Lascaris, lui-même de foi réformée. Lorsque le très catholique Honoré de Lascaris succéda à Claude, la répression contre les hérétiques se durcit. En 1572, année du massacre de la St Barthélemy, deux factions s’opposèrent à Tende. D’un côté, les catholiques, groupés autour d’Urfée, marquise et sœur du comte Honoré et de l’autre, les calvinistes autour du comte de Villars, frère de Claude Lascaris. Le village se partagea en deux camps hostiles et les protestants furent chassés durement. L’histoire, elle, ne mentionne pas le trésor.

    Alors ? Trésor caché ou pas ? Le site est protégé et inscrit à l’inventaire des fouilles archéologiques à entreprendre…A suivre !

    Accès : Depuis Tende, on peut monter à la grotte des hérétiques en 45 minutes, en passant par le cimetière puis les balises 66,67,68 et en suivant aux intersections le fléchage « voie des hérétiques », sans doute un peu après l’embranchement pour la chapelle, en montant. Elle est à l’altitude 1100m. Il n’est pas certain qu’il sera plus intéressant d’y monter que de la regarder d’en dessous comme nous nous sommes contentés de le faire ce dimanche là. Elle est suffisamment impressionnante comme cela. Il paraît que c’est une belle salle de 10x12 m. L’entrée en est barrée par un mur où se découpe encore l’encadrement d’une porte. Cela nous l’avons vu de loin. A l’intérieur, deux chaires de pierre naturelle se font vis-à-vis.

     Pour les curieux, on pourra se reporter à « Tende et la Brigue » de Giorgio Beltrutti aux éditions du Cabri.

  • AMIRAT

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    Aux Agots, une maison ancienne qui ne manque pas d'allure nous intrigue...

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    Dans les hauts, il ne reste que l'oratoire de Notre Dame d'Amirat. Solitaire, isolé. Il se dresse, témoin d'une histoire révolue.

     

     

     

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    Des hommes, avec leur bon sens pratique, ont récupéré une borne milliaire d'une voie romaine qui passait là il y a plus de 2000 ans. Ils l'ont plantée ,dans le sol, tête bêche, au pied de l'oratoire. ILs y ont creusé un bénitier. On peut encore s'y signer quand l'eau du ciel le remplit.