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11.03.2006

ROUTE NAPOLEON VI-La Moute - Une progression difficile

Nous sommes à la borne 84. En contrebas La Moute. Sur le chemin, premières bornes chasse-roues, dallage ancien, lacets.

                    La Moute


Au plus profond des gorges, à hauteur des sources de la Siagne, le hameau de la Moute. Comme son nom le laisse présager ce lieu est occupé dès le 14ème siècle, par un moulin à eau. A l’époque existaient aussi les moulins à sang mus par des animaux. Mais ici, la situation sur la rivière permet de moudre le blé. Les cultures en terrasse et sur les plans, à cette altitude, ne permettent pas l’olivier mais seulement des céréales, froment et seigle. De semblables moulins, dont il reste des ruines, se retrouvent sur la Siagne, sous la chapelle St Jean et plus bas, dans la vallée sous st Cézaire et Mons.
 
Les habitants de Saint-Vallier et d’Escragnolles aimaient à raconter qu’il y aurait eu à La Moute, aux sources de la Siagne,  un couvent de nonnes au moyen âge. Il n’en reste rien. Sauf peut-être une tour en ruines située sur la rive droite au lieu-dit Marinon qui pourrait correspondre à cela.
 

                            

                     Une progression difficile


 

Il faut imaginer ce qu’a du être cette marche sur le chemin même là où nous sommes. La colonne s’allonge. Il y a de la boue, de la neige fondue cet après-midi  du 2 mars 1815. Les cavaliers ont mis pied à terre. Ils sont  embarrassés dans leurs bottes et avec leurs sabres. L’Empereur marche à pied  parmi ses hommes, parfois en tête, pas toujours. Il porte sa légendaire tenue de campagne : Habit vert des chasseurs de la garde, col à parements rouges, épaulettes d’or, gilet barré du grand cordon de la légion d’honneur, culotte de casimir blanc, beau bicorne à cocarde. Il a retroussé les pans de sa redingote et s’est muni d’un bâton. Tous trébuchent sur le mauvais dallage. Les fantassins ont des chaussures qui ne comportent pas de pied droit, pied gauche et qui ne se font qu’en trois tailles, petites, grandes, moyennes. La paille permet de combler les écarts. On entend les grognards souffler dans la rude montée. Ils sont chargés de leur « barda » et les couvertures roulées sur le havresac se mouillent et s’alourdissent. Le « petit tondu » est là-bas devant avec son chapeau. Où les emmène-t-il une fois de plus ?


Et surtout, on marche avec la nécessité d’avancer vite, très vite.
Napoléon mise sur l’effet de surprise de son entrée dans Paris. Il doit donc y arriver très vite. De plus il y a quand même la crainte de rencontrer les troupes du Roi. Enfin, lors de ces premières étapes rien n’indique que les populations et les garnisons rencontrées vont se rallier. Bien au contraire Antibes, Cannes et dans une moindre mesure Grasse le prouvent. C’est pourquoi, on progresse à marche forcée, souvent de nuit, en  ne laissant la troupe se reposer que 4 à 5 heures par étape.
La colonne s’étire. Tous ne progressent pas à la même allure. Il faut sans cesse se regrouper. Entre l’avant garde de Cambronne, le gros des effectifs et l’arrière garde il y a plusieurs heures d’écart.
Manque de sommeil. Les hommes dorment dehors à même le sol. Fatigue, froid, ravitaillement incertain  et doute  sur l’issue de l’opération, telles sont les conditions qu’eurent à affronter les grognards. Mais ils en avaient vu d’autres ! Dans les sierras espagnoles ou les plaines de Sibérie.

ROUTE NAPOLEON V-Légende des aubergistes de Lechen

                  

                                              légende des aubergistes de Lechen
 
 
Autrefois la bergerie de Lechen, sous les ruines de laquelle nous sommes, était un auberge dont la réputation n’est pas fameuse. On raconte qu’elle était tenue par un couple  assez infâme. Seul le sourire d’une jeune servante égaie un peu le lieu.
 
Un soir d’hiver, le fils des propriétaires, de retour après un long voyage de plusieurs années, est de retour à la maison natale. C’est maintenant un homme de belle prestance et de riche équipage. Il a beaucoup changé physiquement et il est difficile de reconnaître dans ce gentilhomme le gamin malingre parti à l’aventure il y a si longtemps. Pour surprendre ses vieux parents, il décide de ne pas se faire connaître et demande à être logé lui et son cheval pour la nuit. En effet, les vieux ne le reconnaissent point. Il dîne et laisse entendre à la servante qu’il a largement de quoi payer, tant il veut se réserver la joie d’étonner ses parents dès le lendemain matin.
 
Sur ordre de ses maîtres, la belle, comme elle le fait ordinairement verse un mélange de plantes soporifiques dans le cruchon de vin du voyageur. Il s’écroule sur sa couche et s’endort en confiance.
 
Tard dans la nuit, les cupides aubergistes vont froidement assassiner leur propre fils pour le dévaliser.
 
Prise de remords, la belle servante qui avait eu un petit coup de cœur pour le beau seigneur les dénoncera.
 
On imagine la stupeur des parents aubergistes lorsque l’identité de leur victime leur sera révélée par les gendarmes.
 
Mais ils n’eurent pas trop de temps pour souffrir de leur bévue car ils furent guillotinés à Grasse à quelques temps de là.
 

ROUTE NAPOLEON IV- De cannes à Séranon- passage à St Vallier le 2 mars 1815

Le 2 mars 1815 de Cannes à Séranon – passage à Saint-Vallier

2 mars 1815 début d’après midi -Saint-Vallier

 

            Nous sommes sur la place de l'Apiè(apis=les abeilles; cette place ensoleillée attirait les essaims). Sous un platane, le banc où s’assit Napoléon le 2 mars 1815, lors de la halte à Saint-Vallier. C’est bien le banc mais pas l’arbre d’origine qui était un ormeau qu’une tempête abattit en 1867. La fontaine en marbre clair est de 1866. En face la colonne commémorative portant un buste de l’Empereur a été érigée en 1865. la mairie a été reconstruite en 1849 sur l’emplacement de l’ancienne que l’on avait dû démolir pour élargir la route qui à l’époque, moins large, ne coupait  pas le village en deux, comme c’est le cas maintenant.

On atteint Saint-Vallier de Thiey en début d’après-midi.  La halte sera brève. A peine ¾ d’heure. Et pourtant depuis le matin à 4 heures, heure à laquelle ils sont partis de Cannes, ils ont déjà parcouru 35 kilomètres et marché presque 10 heures. Mais on a prévu de passer la nuit vers Séranon. Ici c’est juste pour se regrouper qu’on fait une pause.

  Les habitants prévoyants et informés de l’arrivée des troupes, ont caché leurs mulets dans les bergeries alentour. Napoléon fait demander à l’adjoint Chautard de lui procurer des montures. Celui-ci, troublé répond en improvisant n’importe quoi « Hélas, Sire tous les mulets sont en Champagne ». Napoléon répond sans rire « Bigre qu’ils sont loin ! » Rassuré par la bonhomie de l’Empereur, Chautard se ravise et finit, avec l’aide du garde champêtre, par trouver des mulets que les habitants vont louer un bon prix. Ce qui finit par les décider.

   Napoléon était sur son banc. On raconte que l’aubergiste, traversa la place et offrit sans façon un verre de vin à l’Empereur. Celui-ci hésite, redoutant le poison sans doute. Un officier de la garde glisse à l’oreille de l’aubergiste « Buvez d’abord ». L’autre s’exécute. L’officier vide un verre à son tour et enfin, Napoléon rassuré boit de bon cœur. Ce verre de vin fit la fortune de l’aubergiste. Des années plus tard, chaque fois qu’un riche touriste anglais passait, il montrait le fameux verre et il racontait l’histoire en l’enjolivant. Si bien qu’à la fin l’étranger sortait son or pour essayer d’acquérir le précieux souvenir. L’aubergiste se séparait à regret de l’objet. Mais il vendit bien au moins une centaine de verres.

   On chargea les mulets, abandonnant les chevaux avant de s’engager vers Escragnolles, non pas par l’actuelle route du Pas de La Faye qui n’existait pas encore, mais par l’abrupt chemin muletier direct des gorges de la Siagne.

03.03.2006

ROUTE NAPOLEON III - Le Jeudi 2 mars 1815 de Cannes à Grasse

Le 2 mars 1815 – De Cannes à Séranon- Passage à Grasse.

 

Le jeudi  2 Mars de Cannes à Grasse 


 
Quatre heures du matin, à Cannes le 2 mars : Il ne fait pas jour et l’on s’engage, après seulement quelques heures de repos, sur le mauvais chemin qui mène à Grasse. Napoléon a choisi  la route des Alpes pour monter sur Paris. A l’époque la pénétration vers les Alpes se fait par Cannes et non par la vallée du Var.  Ce choix d’un itinéraire de montagne s’explique car la Provence qu’il aurait fallu traverser pour rejoindre le couloir du Rhône était fanatiquement royaliste. De plus l’espoir d’un effet de surprise et le peu de chance de rencontrer des troupes royalistes allaient dans ce sens.
 
Un petit monument a été récemment érigé à Rocheville au quartier des Fades pour marquer le passage de l’empereur.
 
On  traverse  Mouans-Sartoux au lever du jour. Surprise, les cloches se mettent à sonner ! Que se passe-t-il ? On va aux nouvelles auprès du curé du village. Ce n’est rien !  Ce n’est que l’enterrement d’ un pauvre mouansois qui a choisi de partir ce jour-là,  et pour qui on sonne le glas.
 
 
Le jeudi  2 Mars 1815 - Passage  à Grasse 
 
 
L’endroit où nous sommes correspond à l’emplacement d’une halte dite du « plateau Napoléon » (Roquevignon) lors de la deuxième étape du Vol de l’Aigle, de Cannes à Séranon le 2 mars 1815. Un point d’information tourisme marque l’endroit sur le bord de la RN 85.  Un chêne, assez vieux,  communément appelé « chêne de l’Empereur » sert de repère. Le stand du tourisme et les panneaux de présentation de l’itinéraire routier de la Route napoléon sont à ce jour à l’abandon.
 
 
A Grasse, comme à Cannes, le maire, le marquis Lombard de Gourdon, entendait  résister. Grasse est à l’époque une ville de 12 000 habitants.  C’est un centre important, bien plus que les bourgades du littoral que sont Antibes et Cannes. C’est une  sous-préfecture  commerçante, qui vit de l’industrie du tannage des cuirs qui a précédé celle des parfums.
 
Averti dans la nuit par une estafette venue d’Antibes, le maire réunit son conseil municipal. On parle beaucoup. Il est question  d’armer la population et de former une petite troupe d’une centaine de partisans. Mais il faut se rendre à l’évidence.  La ville ne possède que trente pétoires dont cinq seulement peuvent faire feu et de toute façon, on n’a pas de munitions.  Au matin, les édiles se sont envolés et le maire se trouve quelque chose d’urgent à faire à sa maison de campagne à Mougins.
 
 
 
Cambronne est arrivé en détachement précurseur vers 6 heures du matin avec ses 100 grenadiers d’avant-garde.  Ils campent et forment les faisceaux  sur la place de la Foux ( actuellement en haut du boulevard du Jeu de Ballon, là où il y a le kiosque presse et le S.I). C’est encore un pré, à l’extérieur des remparts. Il y a là un grand abreuvoir et les chevaux et les hommes en profitent pour se rafraîchir car la montée depuis La Paoute a été rude.
Cambronne s’en va chercher un imprimeur pour faire éditer les proclamations rédigées sur «l’Inconstant ». Il va passer commande à Dufort rue de l’Oratoire.
            Autre préoccupation,  trouver des vivres,  et pour cela il procède à des réquisitions dans la ville et  sur le cours. Un élu qui était encore là  demande  «Au nom de qui agissez-vous? «  Et Cambronne de répondre «  Au nom de l’Empereur Napoléon » « Nous avons notre Roi et nous l’aimons «  lui est-il répliqué.  On  finira par négocier et par accepter de fournir des vivres pour nourrir la troupe.
 
Cambronne apprend qu’un de ses anciens compagnons d’arme s’est installé à Grasse. C’est  le général Gazan, héros de la bataille d’Iéna. Il veut aller le saluer et il tambourine  à sa porte, rue neuve ( aujourd’hui rue Gazan).  C’est la cuisinière  qui passe la tête à la fenêtre  et  lui dit «Le général n’est pas là, il est à sa campagne» On connaît le franc parler de Cambronne et son mot si célèbre. Ce jour là, il se contente de «Dis-y que c’est un jean-foutre ! « 
 
Vers 10 heures du matin, Napoléon arrive à Grasse. Les grognards de l’avant-garde lèvent le camp et cèdent la place. L’Empereur fait halte à l’hôtel du Dauphin, place aux Aires.  Après une ultime réunion d’état major il est décidé définitivement de prendre par la montagne, pour plus de sécurité et malgré les mauvais renseignements sur l’état des routes. Car, cela se confirme, les ordres que le premier consul Bonaparte avait donnés en 1802, de rendre carrossable la route de Grasse à Sisteron, n’ont pas été suivis d’effet. Il faut s’organiser en conséquence. Les 4 canons, la berline de voyage et quelques voitures réquisitionnées à Juan et à Cannes sont laissés sur place à Grasse. On achète des chevaux pour les officiers et des mulets pour transporter les vivres, les bagages et le trésor (deux cent millions d’or dit-on). Un autre souci gêne Napoléon, bien plus prosaïque. Il souffre ce jour là de maux de ventre et d’hémorroïdes et ne peut tenir à cheval. Il faudrait un cabriolet à 2 roues, mais l’on n’en trouve pas.
 
Après ces tractations, on choisit de se regrouper, un peu au Nord de la ville, à l’écart des habitations. Il faut une bonne halte pour attendre les derniers car la montée a été rude. Le lieu choisi c’est le plateau de Roquevignon, aujourd’hui appelé plateau Napoléon.
 
La halte de Grasse, sur ce plateau  fut finalement assez heureuse. Il est midi. L’empereur est assis sur une pile de sacs à dos au milieu des soldats. Il déjeune d’un poulet rôti que l’hôtelier du Dauphin lui a fait porter dans un panier. Les premiers signes de détente semblent se manifester et des gras sois montent voir le grand homme. On offre du vin aux soldats et même un bouquet de violettes pour lui, qu’on appellera pour cela, plus tard, « le père la violette ». Dans la foule un ancien officier aveugle qui avait servi dans les troupes impériales s’approche de Napoléon qui lui donne l’accolade. Pour la première fois les gens crient « Vive l’Empereur ». Au loin, sur la mer, on aperçoit la flottille autour de « l’Inconstant » qui repart vers Elbe.
 
Vers 14 heures, les premiers éléments de la troupe se remettent en marche vers Saint-Vallier. Drouot et l’arrière garde règlent les derniers détails à Grasse. Dufort, l’imprimeur ne  livrera pas les affiches de la proclamation. Il a pris peur.
 
 
 

ROUTE NAPOLEON II -Le 1er mars 1815 - L'exil - le départ de l'ile d'Elbe- Le bivouac à Cannes

 

le 1er mars 1815- l'exil - le départ de l'ile d'Elbe- Le bivouac à Cannes

Après l’abdication à Fontainebleau en avril  1814, Napoléon est exilé sur l’île d’Elbe.

Il régna 300 jours sur ce tout petit royaume qu’il mit en valeur. Mais bientôt l’Empereur pense à un retour en France et organise son départ. Ce retour de l’île d’Elbe,  c’est l’épopée d’une poignée d’hommes déterminés et fidèles à un être d’exception qui croit encore en sa bonne fortune et en sa popularité en France où il sait être attendu.


 

Du dimanche 26 février 1815  au mercredi 1er mars, en mer 

 

Une  flottille de 7 navires  conduite par le brick « l’Inconstant »,  maquillé en quelques coups de pinceau en navire anglais, appareille vers les côtes françaises. L’Empereur est accompagné de ses officiers, dont les généraux Bertrand, Drouot, Cambronne. Sont du voyage également, quelques fidèles serviteurs dont Ali le mameluk et Marchand son valet de chambre. On embarque environ 1000 hommes, quelques chevaux, quatre canons. Dans une malle un trésor de 200 millions-or. « J’arriverai à paris sans tirer un coup de fusil »  dit Napoléon à ses compagnons de voyage. Il est sûr d’être attendu dans l’enthousiasme. Il rédige à la hâte, deux déclarations enflammées « au peuple de France » et « à l’Armée ».


 

Le mercredi 1er mars de Golfe Juan à Cannes 

 

Dans la matinée du 1er mars, on arrive en vue du cap d’Antibes.

Tous épinglent à leur chapeau, la cocarde bleu blanc rouge.

Vers deux  heures de l’après-midi, les navires mouillent par beau temps et mer calme dans la rade de Golfe Juan. Une escorte de trente grenadiers est envoyée en éclaireur.

Vers 17 heures, Napoléon débarque. Cambronne est envoyé en reconnaissance vers la citadelle d’Antibes dont on escompte le ralliement. Le gros de la troupe attend sous les oliviers au bord de la route qui relie Antibes à Toulon.

L’accueil des populations et des autorités à Antibes n’est pas favorable. La garnison de la ville ne se ralliera pas.

Une plaque commémorative à Juan et des festivités annuelles à la date anniversaire du débarquement rappellent cet événement.


 

A minuit, on se remet en marche vers  Cannes.

En 1815, c’est un petit port de pêche qui compte environ 300 habitants, autour du Suquet. Le maire est royaliste et fidèle. Il refuse de laisser la troupe entrer dans la ville mais va cependant fournir du ravitaillement. Il faudra camper à distance, dans les dunes, à l’extérieur de Cannes, là où se trouve l’actuelle rue Bivouac Napoléon. Il y avait déjà là une chapelle N.D. de Bon Voyage.

Une première pause de quelques heures s’impose.

02.03.2006

ROUTE NAPOLEON I - Le "vol de l'Aigle" - La route touristique

Le « vol de l’ Aigle »   

Céramique à Golfe juan

 
 

Arrêt  au « chêne de l’Empereur », point d’Information Tourisme après le virage au-dessus de la piscine municipale de Grasse « altitude 500 ». Le point d’information est désaffecté et doit être réaménagé prochainement avec des panneaux explicatifs sur la « Route Napoléon », itinéraire routier touristique à travers les Alpes.


Après les « adieux de Fontainebleau » en 1814, Napoléon est exilé à l’île d’Elbe. Au printemps de1815 il va tenter une reconquête de la France. Il  débarque le 1er mars 1815 à Juan les Pins avec une petite troupe. Ce prodigieux périple à travers les Alpes durera 20 jours. Le 20 mars 1815, au milieu d’une foule enthousiaste, il entre aux Tuileries et reprend le pouvoir. Au départ ils sont à peine un millier avec quelques chevaux.
A Paris, ils seront 20 000, 40 000 même dira Napoléon en bon méditerranéen !

C’est cet épisode historique qu’on a appelé « le vol de l’Aigle », l’aigle étant le symbole de l’Empire.


   
 

 

La « route Napoléon » itinéraire touristique routier

 
 

C’est l’abbé Jules Chaperon, curé de La Martre, qui en 1913 fut à l’origine de démarches pour que la route soit officiellement appelée « Route Napoléon » entre Juan les Pins et Grenoble. L’inauguration eut lieu en 1932. Cet itinéraire est devenu un axe routier à forte attraction  touristique

Il  suit au plus près le trajet  historique de Napoléon. Sur les panneaux informatifs et les monuments du parcours  figurent des aigles aux ailes déployées symbolisant les paroles de l’Empereur « L’aigle avec les couleurs nationales, volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame ».


 

Une association se mobilise autour de la promotion de cette route. C’est L’A.N.E.R.N ( action nationale des élus de la route Napoléon www.routenapoleon.com).

Elle participa aussi chaque année à des commémorations du débarquement avec la ville de Juan les Pins. Ces fêtes comportent un beau programme avec expositions, conférences, reconstitution du bivouac de Juan en costumes d’époque, mise en scène du débarquement. Elles auront lieu cette année (2006) les 4 et 5 mars prochains.

                 

                                                        Au départ à Golfe Juan
 

L’ endroit où nous sommes , à Grasse, correspond à l’emplacement d’une halte dite du « plateau Napoléon » (Roquevignon) lors de la deuxième étape du Vol de l’Aigle, de Cannes à Séranon le 2 mars 1815. 

 

01.03.2006

ROUTE NAPOLEON - Le Circuit de L'ancienne Route Napoléon

Descriptif du circuit de l’ancienne Route Napoléon

 
Présentation : Cette randonnée permet d’évoquer ce que fut la journée du 2 mars 1815, deuxième étape de Napoléon, débarqué la veille à Golfe-Juan avec une petite troupe d’un millier d’hommes seulement, pour tenter de reconquérir la France après son exil à l’île d’Elbe. Ce prodigieux périple à travers les Alpes durera 20 jours. Le 20 mars 1815, au milieu d’une foule enthousiaste, il entre aux Tuileries et reprend le pouvoir.
En cette fin d’hiver 1815, sous la neige, par de mauvais chemins muletiers, l’heure n’est pas encore au triomphe !
La portion de l’ancienne route Napoléon que nous emprunterons correspond à l’itinéraire historique et a conservé son aspect d’autrefois. Nous ferons plusieurs haltes pour raconter cette épopée.
 
Dénivelée : + ou – 450 m - Point le plus haut : 1080 m

Randonnée facile : Mais le chemin est souvent caillouteux et il y a une portion de descente sur sentier un peu raide (qu’on peut éviter). A conseiller printemps et automne.

Durée : 3 h 30  de marche soit 4 h30 à 5h pauses comprises

Carte IGN : Fayence 3543 E
Heure de départ  Le Cannet : 8 heures 30
 

Accès routier :  Une bonne heure avec les arrêts. Depuis Cannes vers Grasse par la pénétrante Cannes Grasse ou la route normale RN 85 dite route Napoléon.  Traverser Grasse en direction de Digne Castellane jusqu’à Saint- Vallier-de-Thiey.

 

Arrêt  au « chêne de l’Empereur », point d’Information Tourisme après le virage au-dessus de la piscine municipale de Grasse « altitude 500 ». Le point d’information est désaffecté et doit être réaménagé prochainement avec des panneaux explicatifs sur la « Route Napoléon » itinéraire routier touristique à travers les Alpes.

 

A voir : Cet endroit correspond à l’emplacement d’une halte dite du « plateau napoléon » (Roquevignon) lors de la deuxième étape du Vol de l’Aigle, de Cannes à Séranon le 2 mars 1815.

A raconter : Nous sommes sur la «Route Napoléon, itinéraire routier touristique -  Le « vol de l’aigle » -  Les commémorations,  à Golfe-Juan, chaque année.
L’exil et le départ de l’île d’Elbe – le 1er mars 1815 et le débarquement à Juan – Le bivouac à Cannes – le 2 mars 1815 et le passage à Grasse.
 
Arrêt à Saint-Vallier.

Regroupement des voitures sur le parking face au grand pré. (Marché le dimanche,  si encombrement, opter pour un stationnement sur les parkings situés à gauche de la nationale, dans un pré, au début de la route de ).

A voir :  Colonne Napoléon et banc de l’Empereur

A raconter :  Raconter la halte de Napoléon à St-Vallier, les  anecdotes du vin, des mules. Présentation de la partie pédestre du circuit
 

Poursuivre par la petite route étroite et en mauvais état qui prend  100 m après avoir laissé sur la gauche  l’embranchement de Saint Cézaire et qui va nous conduire en 4 à 5 kilomètres jusqu’à la fin du goudron et  à un parking d’où nous prenons le départ de la randonnée. Se garer.

 

 Itinéraire :

 
·        10 heures
 

Départ du parking fin de route  goudronnée en suivant le GR 510 (balcons côte d’azur)

Borne 83

A 5 minutes de là, on traverse la Siagne sur le vieux pont.

Ici brève pause pour présentation des itinéraires d’autrefois.
 

La montée se fait raide dans un bois de petits chênes. La ferme Lechen à 20 minutes du départ ne mérite qu’une courte halte.

La ruine de ce qui fut une auberge sanglante au XVIIème siècle est aujourd’hui une bergerie encombrée des habituelles pollutions visuelles : vieux tracteur, baignoire au milieu du champ et vieilles ferrailles et planches. Difficile d’évoquer la légende des aubergistes qui détroussaient  les voyageurs.
 
On laisse un portail fermé à droite et on continue à monter sur le GR. Peu à peu le mauvais chemin caillouteux, bétonné par endroit, laisse la place au chemin royal, dallé par endroits avec ses beaux lacets et ses petites  bornes  chasse-roues pour empêcher les attelages de partir au précipice, surtout dans les descentes
.

·        10 h 30

 

Borne 84 qui marque le débouché de notre chemin de retour et indique Rouyère.

 
·       

 10 h 50
 On double la Borne 91 qui offre un autre accès à Rouyère. ( Raccord avec une borne 90 notée sur la fin de l’itinéraire ?). Passage à un endroit où la ligne téléphonique coupe le chemin. Halte. 
Beaux restes de pavages anciens. Evoquer les hommes, les uniformes, l’équipement. Les difficultés de la marche.
 
Un peu plus haut, face à un endroit abrupt : Présenter l’histoire de la mule chargée de pièces d’or -  Un petit mot sur le hameau de la Moute.
 
·        11 h 00 Chapelle Saint Martin. Halte
On peut pousser la porte.  Récit : La chapelle a été restaurée très récemment. Son histoire. Une  borne au milieu de la nef ?
 

Après la chapelle, on monte encore, mais le chemin s’adoucit. Le hameau en face c’est un écart d’Escragnolles ; Baïl. Passage sous de petits  pins. L’emprise de la « route royale » est ici bien marquée  par deux bordures de pierres plates. On pourrait en mesurer la largeur. Beaux lacets avec vue plongeante.

 

·        11 h 30 Borne 92 Hameau de la Collette.  Bel abreuvoir datant de 1908. Maisons neuves. On passe devant la salle des fêtes car il a fallu bifurquer à gauche et quitter le GR 510 ainsi que l’itinéraire Napoléon. Halte.

 
Ici raconter : la pause de Napoléon  à Escragnolles, la rencontre avec François Mireur,   la suite de l’étape de l’empereur et de sa troupe et la nuit  à  Séranon avec l’épisode des muletiers.
 
 
On accède à l’oppidum de Castellas par la voie desservant le relais téléphone. Halte.
 
Quelques mots sur l’oppidum, les ligures.
 
 
·        12 h 15 Borne 85. prendre à gauche vers Rouyère. Bel emplacement pique-nique. Arrêt
 

Ici commence la descente et le trajet retour. Quelques sommets à situer dans les lointains car la vue est vaste. Cheiron, Doublier, montagne de Thiey.

 
 

·        13 h 00 ou 13 h 30  La piste pour descendre  est large et facile.

 
 
·        14 h 00 Borne 86 Quitter à regret la bonne piste et s’engager à gauche vers Rouyère par un mauvais raccourci très pentu et caillouteux au début.  On peut aussi rester sur la piste qui conduira par un détour suivi d’un beau virage à Rouyère pareillement.
 
·        15 h 00 On atteint Rouyère ( altitude  836 m). Deux bornes 87. Pause.
 
Le mystère de Rouyère ? Inventer une histoire.
 

Passer au-dessus d’une chaîne avec cadenas et s’engager en direction de Chapelle Saint martin et Escragnolles (direction qui n’est plus la notre et que nous quitterons plus loin). Le sentier est facile, plat. Il progresse au-dessus d’un petit muret.

·        15 h 15 Borne 90 ( sûrement en raccord avec la borne 91 trouvée ce matin). Prendre à droite la direction la Siagne.
·        15 h 30 Borne 84. La boucle est fermée, on est passé là ce matin.

·        16h  00 Passage devant la bergerie Lechen, sur le «  vieux pont » et arrivée au parking.

·        On peut très bien ajouter une incursion jusqu’au Moulin ST jean accessible par un chemin descendant fermé par une barrière, à droite en arrivant au parking. C’est à quelques minutes. Ruines, vieilles meules et cascade. Magnifique.

 

                       

 
 
           

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